Ce bipède a d’ordinaire la figure fortement picassée, le nez rouge, les cheveux grisonnants et en fouillis ; il sent le vin, a les lèvres bleues et une dent de moins, que lui a usée le brûle-gueule quand cette dent ne lui manque pas, il chique à mort, et semble être payé par la corporation des marchands de fromages pour tuer les mouches au vol. Ce bipède porte ordinairement un chapeau gris ou noir, mais qui a incontestablement éprouvé le malheur des renfoncements aux guerres civiles de la barrière ; (...)
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Privat d’Anglemont
Dernier ajout : 17 mai.
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Le marchand de contremarques - 1844
17 mai, par -
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17 avril, parJ’ai eu l’honneur d’être au nombre des amis de Théodore Barrière — le regretté auteur dramatique — pendant les dernières années de celui-ci. Quoi qu’on en dise, l’auteur de La Vie de Bohème des Faux Bonshommes, des Jocrisses de l’amour des Parisiens de la Décadence, restera un des plus vigoureux écrivains dramatiques de ce siècle. Une circonstance de la vie littéraire nous avait liés. Un jour — il y a bien des années de cela, jetais très jeune — je lui avais soumis un drame historique, réclamant sa (...)
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Le Berger en chambre - 1864
10 mars, parN m’accuserait certainement de fantaisie ou d’invention, si, pour justifier l’authenticité des types dont j’ai entrepris de tracer les silhouettes au crayon et à la plume, je ne citais pas mes auteurs. Le Berger en chambre n’existe plus aujourd’hui ; mais il existait hier. Ce n’est qu’à l’excessif développement de notre civilisation et aux travaux immenses entrepris récemment que nous devons la perte de ce type, l’un des plus curieux de cette modeste galerie. Avant nous, et avec plus d’autorité, (...)
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Une communauté d’artistes, La Childebert - 1851
9 mars, parL’exécution d’un arrêté préfectoral va, sous peu de jours, rayer de la carte de Paris une maison dont le souvenir mérite d’être consacré dans les annales de l’art contemporain. En débouchant par la rue Saint-Germain-des-Prés sur la place de l’église, on a devant soi une vaste construction à laquelle ses proportions, sa régularité, donnent une apparence monumentale (huit croisées de façade sur cinq étages et demi de hauteur, sans compter un belvédère). A ne considérer que le voisinage de l’église, vous la (...)
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Un soir d’hiver - Mlle Clorinde et Privat - Souvenirs d’Alexandre Pothey - 1882
26 février, parIl y a déjà beaucoup plus de vingt ans que mon ami Alexandre Privat d’Anglemont est mort, et cependant, très souvent, je songe à ce cher compagnon de ma jeunesse. Pourquoi, cela ? C’est que Privat, contrairement à bien d’autres, ne s’est jamais écarté des sentiers un peu ardus de la Bohême pour aller croquer sur les grandes routes des os de dindons de l’esclavage. Dans son portrait, tracé par lui-même, il dit « Le loup maigre n’a rien, n’est rien ; il ne veut rien être. Il agit, à sa guise, joyeux, (...)